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#1 09-05-2008 18:04:44

sombrevent
Taupe de Luxe
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[BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

Je vous explique :
je suis en quelques sortes l'archiviste de notre guilde...

j'écris des histoires à la demande des membres qui veulent un passé pour leurs personnages...

De temps en temps (quand  j'ai un peu de temps) j'écris aussi pour mon plaisir (mais mon carnet de commande est bien remplit actuellement !!!)

Afin de rassurer tout le monde, mes services sont gratuits (je préfère le préciser, au cas où big_smile )

Il y a quelques interaction avec d'autres persos du jeu, mais ce sont exclusivement des membres de la guilde qui sont d'accord...

les autres personnages sont inventés, ou font références à des scenes de films, ou des trucs rigolos, juste pour le plaisir...

ceci étant dit, voici la première histoire, celle de notre guilde ...

Et pour moi le plaisir d'un personnage qui deviendra récurent (il est en train d'écrire la vie d'Elyana Ventceleste^^) pour la suite : Joann Priesteur Sombrevent, conteur et chansonnier, poète à ses heures....

je vous le livre tel que, et j'attends vos commentaires, ne soyez pas trop dur qd même, hein ?!


L’Histoire de la Guilde


Damoiselles et damoiseaux, riches seigneurs et belles dames, assoyez-vous, prenez place, car bientôt va débuter, la véritable histoire de la Guilde des Vieux Entêtés …
Mais d’abord voyageurs de tous horizons, permettez-moi de me présenter, grand pourvoyeur de poèmes et chansons , troubadour au grand cœur, Joann-Priesteur Sombrevent le bien nommé.

Etes-vous prêts, bien installés ? L’histoire de la Guilde va vous être contée ….
De sa création, ne nous reste que quelques légendes. Il est dit dans le livre premier, relique détenue au plus profond de la bibliothèque interdite des greffiers, et que j’ai eu l’honneur de consulter, que la création de cette guilde est le fruit de l’entente (parfois illicite) d’une Rôdeuse solitaire très expérimentée connue sous le nom d’Arwind Flechedefeu, d’avec une Magicienne de la cour, rompue aux intrigues des palais, la belle Homa Dessalla…. Tous deux étaient considérés ça et là comme ayant des caractères bien trempés, et comme des êtres un tantinet butés et obstinés !!!
De cette association parfois controversée (les mœurs d’hier n’étaient pas celles d’aujourd’hui), naquit donc la Guilde des Vieux Entêtés, association de combattants tenaces et un peu tétus de tous bords dont le but déclaré à l’époque était de protéger les faibles et de détruire les foyers du mal à travers toute la Tyrie, là ou le besoin s’en faisait sentir…
J’entrevois des sourires, je lis vos pensées…. Des mercenaires, c’est ainsi que vous les imaginez  !!!

Que nenni, et vous le comprendrez,
à l’annonce des membres et des officiers,
dont la guilde est constituée,
des noms maintes fois cités,
lors d’exploits que tous vous connaissez…

Après la triste et mystérieuse disparition de la précédente maitresse de guilde et de sa comparse (on raconte dans les couloirs du palais, qu’elles seraient partis au delà des montagnes Woarlde, bien après les grandes chutes de Offe , de l’autre coté de la mer Ouar-Krafte, pour un nouveau monde, peuplé de monstres bien différents des nôtres …), un nouveau maitre fut nommé, prenant la destiné de la guilde en main….

C’est à partir de là que débute réellement notre histoire, car cet homme de poigne, ce Guerrier au sang froid mais au cœur chaud, mène depuis ce temps le groupe, d’exploit en exploit, de contrée en contrée, traversant les jungles, les déserts, les plaines et les montagnes, et sauvant les peuples de l’extermination….

Je vous sens curieux : Mais qui est-il, comment fait-il, ce formidable héros des temps nouveaux ?…
Et je vais vous répondre, mais permettez-moi tout d’abord de soigner ma gorge asséchée par tout ce que je viens de vous conter….
([Mode :OFF] Tavernier, une vielle bière de nain, vous en plaise ! ….. Glourp, glourp, glourp…. Aaaahhhhh !!! BUURRPPP !!! [/OFF])
Bien, amis voyageurs, continuons donc notre histoire….
Serval était son nom, mais on l’appelait l’Indomptable, Guerrier intransigeant, vainqueur de Shiro, destructeur des dieux sombres.
Ce guerrier roux à la force d’un géant des plaines, devint le guide incontesté de ces hommes et  ces femmes qui luttaient pour le bien. La légende dit qu'il fut élevé par une ours jusqu'à son 10ème printemps, et que c'est de là que lui viendrait sa force, mais aussi son caractère taciturne !!! Mais c'est une légende... Et nombreuses sont les courtisanes qui vantent sa douceur... et sa fertilité !!!

Il sut s’entourer d’officiers valeureux, dont certains avaient connu la génération précédente et les premiers exploits, mêlant de ce fait expérience et traditions avec la jeunesse et la fougue des nouveaux arrivants. Ils créèrent ainsi de nombreux relais pour la guilde sur tous les continents, pour que, dés que le besoin s’en faisait sentir, ils puissent intervenir rapidement afin de faire régner la paix et la justice…. Se regroupaient ponctuellement pour des fêtes mémorables et parfois immorales, dans leur Hall secret, sur l’île de la solitude. Chassaient les monstres et les trésors, car il faut vivre et bien vivre pour aider son prochain, vous le savez tous, nobles seigneurs…

Aujourd’hui encore, règne dans la guilde cette bonne humeur  et cette assurance caractéristique des héros qui n’ont peur ni de la vie, ni de la mort… Et si vous rencontrez un jour un  ou une « vieil(le) entêté(e) » vous le (la) reconnaitrez rapidement. Leur humour cynique et parfois décalé,  cette confiance et cette sérénité qui se dégage d’eux, tous ces petits rien qui en un instant vous mettent à l’aise et vous rassurent…. Qui sait, peut-être que l’un d’entre eux se tient juste à vos coté ???

Voilà, Damoiselles et damoiseaux, grands seigneurs et gentes dames, aux termes de mon histoire nous sommes arrivés.

J’espère vous avoir conquis,
et si vous l’acceptez,
quelques pièces par ici,
seront bien acceptées….

Damoiselle, je vous écoute, quels détails auriez-vous aimé ? Les membres de cette guilde secrète vous souhaitez me voir dévoiler ?

Las pour moi,
quelle chance vous avez,
A un joli minois,
Je ne peux résister …

Tout d’abord la plus ancienne, mais pas le moins valeureuse, de tous les officiers :

Sœur Marie Te Rez, Moinesse émérite,
qui soignait en son temps,
avant que sa vie ne soit détruite,
par des monstres assoiffé et violents…

La vengeance la taraudant, Marie-Thérése décida alors d’apprendre la guerre auprès des meilleurs guerriers et sorciers de Tyrie et d’ailleurs… Et quand une sœur prend une décision, qui, dites-le moi peut la faire changer d’avis ?! Elle transforma alors son nom et devint Sœur Marie Te Rez, pour se souvenir jusqu’à la fin, de ce que lui avaient couté ses premières convictions.
C'est ainsi que vous la croisez aujourd’hui, l’épée dans une main, le symbole de Dwayna dans l’autre… La justice et l’absolution …

Puis vint  Aelerg  Torn, Manipulateur des éléments, avec une tendance pyromaniaque… A brulé l’école de la Garde Royale à 5 ans parce qu’ils avaient refusé de l’admettre comme élève eu égard à son statut de fils de paysans…
Depuis, même si c’est un personnage calme et discret , personne ne le contrarie, de peur de sentir la viande de mandragore flambée !!!

Que dire d’Elyana Ventceleste, sombre faucheuse ? Derviche d’élite, élevée dans un milieu militaire, Boit comme un Nain de sommets, et fauche les monstres comme le blé…. Une légère tendance suicidaire névrotique dans le feu du combat… Mais je vous raconterai son histoire une autre fois.

Et Enfin, comment oublier Song, Le protecteur, l’apothicaire de la guilde… Toujours un mot pour réconforter, pour aider à guérir tous les maux… Mais ne vous y fiez pas, il ne maitrise pas que les arcanes de soins, et ses colères sont aussi célèbres dans la guilde (il faut le voir sauter dans tous les sens lorsqu’il se fâche…) que ses citations, souvent ponctuées d’un « hé hé hé » satisfait… Le Maitre raconte à qui veut l’entendre qu’il a vu Song courir pendant 3 jours dans le désert de cristal sans boire ni manger, afin de sauver un homme…

Mais ces officiers ne seraient rien sans l’aide précieuse des agents de la guilde :

Alie Babette, la Nécromancienne. Génératrice de squelettes, et spécialiste des malédictions. On dit qu’elle à fait fuir une armée de corsaires juste en marmonnant, en les regardant fixement, et en claquant des doigts !!! Pour l’avoir rencontrée lors de mes voyages, je veux bien croire que c’est la vérité,..

Mia Kaien, Damoiselle Barbare aux longues couettes (mais ne lui répétez pas que j’ai dis cela !!!) … Jeune recrue de la guilde, qui commence à faire ses preuves, lui manque juste un grand exploit pour être célèbre…

Tupi Capoeriste, nous vient d’une contrée lointaine où la danse est le combat ne font qu’un… Il a quitté sa patrie en soif d’aventure, et participé à la dernière campagne contre Abaddon …. Il est jeune , fougueux, et son éducation rustique fait qu’il a parfois du mal à exprimer clairement ses pensées… Mais il progresse vite depuis son arrivée au sein de la guilde.

Un couple de Rôdeurs expérimentés : Dor Othy et Doro Mc Fly , amis de longue date de Sœur Marie Te Rez, rencontrés au cours de son voyage en Tyrie… Après de nombreuses aventures ensemble, elle a su les convaincre de rejoindre la guilde pour le bien de notre  patrie…  Ces 2 inséparables sont de grands spécialistes de la traque et des pièges !!! Attention où vous mettez les pieds en leur présence.

Mais aussi, Noven Rainbow, le Derviche à la lame mortelle, Arsnebula Noirepee (prononcez Noirépée, ou vous le vexerez…) le Nécromant, et sa nouvelle consœur Myss Thyck, manipulatrice de mana prometteuse….

Et il ne faut pas oublier le grand argentier de la guilde, l'homme qui ne rit jamais, qui ne pleure jamais, un être étrange et impalpable, on ne fait que chuchoter son nom dans la guilde, car c'est le frère du maitre, son bras vengeur....
Tout ce que je peux vous en dire c'est que lorsque vous le croiserez, vous serrez sûr de le reconnaitre car il n'y en a qu'un comme lui, Le Parangon secret : c'est Rainbow Queen (mais je ne vous ai rien dit ...)!!!

Mais rien de tout cela n'aurait pu survivre sans le Gardien des Récits, l' Archiviste de la guilde, un Magicien qui du haut de ses 146 ans, a vu naitre les anciens et les nouveaux maitres de toutes les guildes réunis, qui a vécu tous les conflits et toutes les paix.... Perceval Athis le vieux Sage .

Voilà, tout est dit,
et maintenant que vous les connaissez,
lorsque vous les croiserez,
dites-leur un mot gentil…

Je m’en vais de ce pas découvrir d’autres contrées mystérieuses, avec leurs périples et leurs légendes, afin de vous en abreuver lors de mon prochain passage en ces lieux…

A vous Revoir, Damoiselles et damoiseaux, nobles seigneurs et grandes dames…

Dernière modification par sombrevent (09-05-2008 18:06:04)


Il n'y a pas de pression dans la vie...
La pression c'est dans les pneus et dans la bière !!!

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#2 09-05-2008 18:08:50

sombrevent
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

La suivante et le Back Ground d'un de nos officiers... Toujours avec son accord !!!

Chers amis, me voici de passage enfin à Gandara, cité de la mer, nouvelle étape de ma quête incessante de chansons et légendes qui peuplent nos contrées.
L’aventure que je vais vous proposer en cette belle soirée étoilée, se situe loin au nord-ouest après les frontières de Kourna, au beau milieu de la désolation. L’homme qui la partagea avec moi fut également mon sauveur, un être touché par la magie, sans qui j’aurais simplement disparu, enterré sous des montagnes de sable, la chair rongée par les vers…
Il me sauva, me guida, et resta à mon chevet 4 jours et 4 nuits, période durant laquelle il me fit part de son étrange destin.

Et ce destin, gentes Dames, nobles Marchands, je vais vous le conter maintenant …

Jamais le désert sulfureux n’avait connu telle tempête… Cet orage violent, maelström de vent et de souffre rasait tout sur son passage, transformant en ruines les édifices du domaine des morts et de la désolation. Rien ne pouvait résister à l’avance inexorable de ces vagues géantes de sable destructrices.
Rien ? Et pourtant, là, perdu au cœur de ce tourment gisait, calme et immobile, un petit être fragile protégé par une simple et unique étoffe qui couvrait son corps de bébé…
Rien ne semblait l’atteindre, comme s’il était protégé par une force invisible. Il semblait étranger à ce qui se déchaînait tout autour de lui, indifférent au duel qui opposait la force brusque et naturelle des éléments à celle, intangible et fluctuante de la magie qui l’entourait, telle une bulle protectrice.

Au matin, alors que le sable avait tout recouvert, et que la nature reprenait ses droits doucement, Skalcha, vieille guivre indépendante qui parcourait le désert à la recherche d’artefacts magiques, fut attirée par une réminiscence de pouvoir.
Et ce qu’elle découvrit, vous l’imaginez, la perturba quelque peu. Oh, bien sur, elle connaissait les humains, pour commercer avec eux et pour avoir guider les plus valeureux à travers le désert. Mais cette minuscule chose, et la puissance des charmes tissés autour d’elle… Seul un archimage maîtrisant les runes ancestrales était capable de réaliser d’aussi puissants et redoutables enchantements.
Qu’était-il donc arrivé à la famille de ce nourrisson pour qu’il ai été abandonné ainsi ?

N’ayant aucune expérience des petits humains, mais beaucoup de volonté, l’accès à un savoir incommensurable, et ayant élevée une cinquantaine d’enfants, de petits-enfants, et d’arrières petits-enfants (après tout un enfant, guivre ou humain, reste un enfant…), Skalcha décida donc, peut-être par curiosité, mais aussi un peu par égoïsme, de garder le petit homme dans son repère, en lui donnant son amour, et en lui transmettant toutes les connaissances qu’elle avait pu acquérir tout au long de sa vie (346 ans, tout de même !)…
L’enfant grandit, absorbant rapidement les informations qui lui étaient fournies et s’adaptant à l’environnement agressif et parfois mortel qui l’entourait.

Mais au fond de soit, Skalcha savait que cela ne pourrait durer éternellement, l’enfant n’était pas à sa place en ces lieux, et la vieille guivre sentait que son dernier voyage était de plus en plus proche… A l’aube de ses 10 ans, elle déposa donc son protégé devant un temple prêt des portes de la désolation…
Cette séparation, aussi brutale et triste était-elle, se passa dans un silence atroce et déchirant. Pas un bruit, pas un remous, pas un souffle de vent… On aurait dit que même la nature avait compris ce qui se jouait ce jour là. Et c’est le long feulement de détresse de Skalcha qui rompit une dernière fois cette harmonie…
Des larmes dans les yeux, unique marque apparente de sa tristesse, l’enfant franchit le porche du temple, comprenant qu’il entendait sa mère adoptive sans doute pour la dernière fois…

Les moines furent surpris par cette découverte, non qu'ils n'aient l'habitude de voir ainsi des enfants laissés à leurs soins par des familles en difficultés, mais ils venaient pour la plupart de souche paysanne, sans culture ni éducation.
Cet enfant était particulier de part la magie qu'il dégageait, de part sa connaissance approfondie des sciences terrestres et occultes, mais plus surprenant de part son inaptitude totale à s'exprimer et à parler... tout cela semblait fort illogique !!!


Je vois que vous aussi semblez étonnés : comment ? il ne parle pas ??
Cela vaut donc quelques menues explications : et pour cela nous nous appuirons sur " La faune et la flore d'Elona la sauvage" du sieur Wilfried Valombe de Dzagon qui decrit clairement que le mode de communication des guivres et bien différent du notre. Il se situe, et je le cite, "à un niveau de conception d'images qui agissent directement sur la pensée, y compris pour les humains assez douées pour fraterniser avec elles. Pour les autres, n'essayez même pas de converser avec une guivre, à moins de vouloir finir dans son estomac ! ".
Donc pas besoin de parler... Vous comprenez, maintenant...

Monseigneur l'Abbé Kronan de Bourg essaya tant bien que mal de combler ces lacunes. Mais il était plutôt désarmé face à ce dévoreur de connaissances, n'ayant sur place qu'une minuscule bibliothèque qui contenait sa collection de recueils de citation des plus grands penseurs de Tyrie et d'ailleurs. Si cela suffit à faire lire à haute voix son jeune élève afin qu'il se familiarise avec l'Elonien, en revanche, et l'Abbé en était pleinement conscient, cela ne suffisait pas à assouvir un esprit aussi aiguisé.
Comprenant qu'il ne pourait pas continuer sur cette voie sans aide, et au regard de son potentiel, Kronan de Bourg décida, même à contre coeur, d'envoyer son petit prodige au seul endroit qui lui permettrait de développer pleinement ses capacités : le Sanctuaire de Kamadan, grande université des moines...

Bien evidemment, n'importe qui ne pouvait entrer dans ce temple du savoir. Il décida donc d'adopter l'enfant, l'appelant Song, du prénom du père de son père, grand théologiste de Tyrie.
Et afin de le faire reconnaitre comme tel, il lui donna son titre : Song de Bourg, dit le protecteur !!!

Pendant 15 années, Song étudia et s'entraina sans relache. Personne ne comprenait son but et sa motivation. Régulièrement, il rencontrait son père adoptif, l'homme qui l'avait rendu au genre humain.
Puis à la fin de son cycle, il rejoint le sanctuaire aux portes du désert, pour faire part à son père de son objectif : retrouver à tous prix ses racines. Les seules traces restantes de son enfance le ramenaient inlassablement vers le désert sulfureux. Il sentait bien que c'était à cet endroit qu'il trouverait des informations... Puis il y avait cette marque sur son épaule, celle, avait-il appris, laisser par les guivres sur les humains qu'elles cotoyaient.

Ses recherches le menèrent droit vers le concile des reines-guivre, qu'il lui fallu convaincre pour avoir accés à leurs registres historique dans l'espoir d'y trouver une trace le concernant. Pendant 5 ans encore, Song compulsa vainement tous les documents mis à sa disposition. Et c'est alors qu'il était tout pret d'abandonner, que le hasard et la chance le favorisèrent.

Ce jour là, à quelques lieues de toutes habitations, Song, désespéré, pratiquait des excercices respiratoires afin de se calmer... Il perçu dans un premier temps un soupçon de magie qui lui rappelait étrangement quelque chose de personnel. Il sondait avec son esprit les alentours de sa position lorsqu'un cri lui echappa ! cette caresse mentale, il l'identifiait parfaitement : Skalcha !!!

Pendant toutes ces années, la guivre avait erré attendant patiement la fin dans une tristesse profonde. Et tous les matins, alors que la mort lui semblait toujours plus proche, elle voyait poindre le soleil...
Deux choses l'avaient maintenu en vie : le secret espoir de revoir un jour son protégé, et l'etoffe, le lange de Song, imprégné de magie salvatrice.
leur joie de se retrouver enfin fut brutale...

Mais helas de courte durée...
Etait-ce cette émotion ou sa grande vieillesse qui fit s'emballer son coeur ?
Certainement un peu des deux...
Skalcha dans un dernier mugissement à la fois triste et heureux, s'effondra sans vie sur le sable !

Toute la souffrance et la douleur que Song avait pu accumuler jusqu'à ce jour eclata alors au grand jour. Et dans un déchainement de sorts et d'enchantements, soulevant d'enormes nuages de sable et de souffre, declanchant des arcs de feux rougeoyants, il tenta de ramener la vieille guivre à la vie.
Mais la violence de sa magie si longtemps contenue conjuguée avec les charmes protégeant l'étoffe que portait toujours Skalcha n'eurent pas l'effet escompté.
Dans une gerbe d'étincelles, le corps de la guivre se disloqua, puis une boule de lumière aveuglante traversa le corps entier du moine, qui s'affaissa doucement.

A son réveil, Song compris que quelque chose avait changé. Une étrange sensation, son corps allongé dans le désert captait la moindre brise, le moindre mouvement dans le sable.
Abasourdi, les yeux baignés de larmes de sang, il ouvrit tous ses sens au monde qui l'entourait et compris ce qu'il avait perdu : Sa vue ...
Perdu ? Pas vraiment... petit à petit, il commença à percevoir tout autour de lui : le moindre grain de poussière, le serpent qui glissait sur le sable, la libellule qui voletait autour de sa tête... Chaque être possédait une aura différente qu'il reconnaissait parfaitement ! Il voyait à travers son âme !!!
Song s'assit en tailleur sur le sol et commença à rassembler ses idées.

C'est dans cette position qu'une bande d'aventuriers, attirés par ces réactions en chaines, le trouva, quelques heures plus tard, un peu désiorenté... Ces guerriers qui deviendrait rapidement de loyaux compagnons... Mais ceci est une autre histoire !!!


Voilà, belles damoiselles, loyaux serviteurs et riches seigneurs, la fin de cette épopée
si celle-ci vous a plu, je vous serais gré,
de quelques offrandes je serais honoré ...


Il n'y a pas de pression dans la vie...
La pression c'est dans les pneus et dans la bière !!!

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#3 09-05-2008 18:11:20

sombrevent
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

Et enfin, le dernier pour l'instant (une est bientôt finie, et 2 autres sont en cours), d'un des membres les plus récent.


Ce soir là au château de Moldalune, avait lieu une représentation gaie et animée...

- "Seigneur Triesto, j'espère que cette balade vous a plu ?"
-"Merci, troubadour, nous n'avons pas souvent l'occasion d'entendre ce genre de chants exotiques dans nos rudes montagnes... Cela change agréablement des chansons à boire de la caserne !"
-"Hé hé hé, je comprends bien, sir... A vous maitresse Miranda, que désirez-vous entendre ce soir ?"
-"Assez de chansons pour aujourd'hui, maitre Sombrevent, racontez-nous plutôt une de vos légende qui font votre réputation ici et ailleurs"
-"Oh, oui, avec des combats héroïques !!! Chargeeezzz, tchac, tchic..."
-"Paix, mon fils ! D'accord, avec un peu d'aventure aussi."
-"Je pense avoir l'histoire qu'il vous faut... Mais attention, elle n'a rien d'une légende... Je vais vous livrer ce soir l'enfance surprenante d'une jeune nécromancienne au service du royaume..."


Tout commença il y a vingt ans de cela, lorsque Dame Oriana de Selban, jeune mage de la cour d'Ascalon tenta une expérience qui dépassait de loin ses compétences : la convocation d'un être malèfique des plans inférieurs...

Oriana lança ses enchantements de protection, puis ses formules de convocation. Un démon apparu, ses yeux froids visibles à travers les fentes de son masque opaque, son corps intangible flottant au milieu du pentacle tracé à même le sol.

Tournant lentement sur lui-même, il observa minutieusement les traits dessinés sur la dalle centrale. Une lueur fugitive traversa son regard, puis d'un signe rapide de la main, le démon supprima tous les enchantements qui auraient pu le retenir, et brisa le tracé du pentacle incomplet...

Oriana sentit un frisson la parcourir. Elle tenta de bannir l'immonde chose qui se tenait devant elle. Hélas, trop tard. Un rire sardonique filtra à travers les fentes du masque de ce monstre, puis tout disparut ...

Lorsqu'elle reprit connaissance, Oriana ne vit que désordre dans la salle, mais aucune trace du démon. Le pentacle avait complètement disparu, et, hormis les instruments dispersés sur le sol, rien ne laissait deviner qu'une invocation avait eu lieu ici.
Honteuse, la mage quitta la salle précipitament, sans mettre personne au courant de ce qui s'y était joué auparavant.

Quelques mois passèrent et rien n'aurait pu rappeler cet évènement à Oriana si elle ne s'était pas sentie aussi malade. La jeune femme décida de consulter une moine de ses amis afin de comprendre d'où venaient ces troubles.
Et la conclusion fut sans équivoque : elle était enceinte !!! Et depuis bien trop longtemps pour risquer d'interrompre cette grossesse sans risque pour elle.

Imaginez maintenant son angoisse et la difficulté de sa situation : Jeune femme de bonne naissance, célibataire, enceinte, avec impossibilité de nommer le père, et vous comprenez pourquoi ...

L'unique bonne nouvelle étant que le bébé, une fille selon la moine, se portait à merveille sans difformité identifiable.
Sachant qu'elle ne pourrait cacher sa grossesse éternellement, et malgré la colère qu'elle allait devoir endurer, Oriana prit le parti de raconter la vérité à sa mère sans pour autant préciser l'origine du fœtus.
Comprenant le problème, le risque de déshonneur sur la famille, celle-ci arrangea rapidement un mariage.
Oh, bien sur, ce ne fut pas un mariage d'amour, mais Oriana aurait pu trouver bien pire que Lord Cedric Thyken Brasher, homme de tempérament doux et sensible... Et qui acceptait d'élever l'enfant à venir comme sa propre fille.

Quand le bébé naquit, et la peur d'Oriana - qu'il ressemble à un monstre - fut vite balayée par la beauté de ce nourrisson qui débordait de vitalité.

L'enfance de Myssilia Thyken Brasher, car c'est ainsi que la belle fut nommée en honneur de sa grand-mère  Myssilia de Selban, se déroula sans accrocs.
Élevée dans les meilleures écoles d'Ascalon, éduquée par les plus grands professeurs, le seul regret de sa mère étant qu'elle ne semblait pas avoir une once de magie en elle. Une enfant tout à fait normale en somme...

Puis vint la difficile période de l'adolescence. Je vois à vos nombreux sourires que vous savez de quoi je parle.
Pour Myssilia, ce fut pire encore : à l'aube de ses 16 ans, cette jolie adolescente aux cheveux de corbeau et aux yeux couleurs d'eau pure, dont le corps subissait les métamorphoses nécessaires au passage à l'age adulte, vécue également de singuliers phénomènes n'ayant rien à voir avec sa transformation.

Le tout premier eu lieu la nuit suivant ses premières menstruations. Myssilia fit un rêve étrange :
Attirée par une force mystérieuse, une voix qui l'appelait vers une destination inconnue, elle marchait à travers la ville en direction du sud, guidée par cette injonction.
Lorsqu'elle se réveilla , quel choc ce fut de se retrouver, en chemise de nuit, au pied de la porte sud d'Ascalon, entourée de gardes du palais. Et quelle honte aussi ! Honte décuplée peut-être par le mal-être que ressentent les adolescentes à cette age critique.
De plus ce rêve, qui tenait plus du cauchemar, se répéta encore, jusqu'à ce que sa mère, qui avait depuis progressé dans les arcanes de la magie, ne tisse quelques enchantements autour de sa chambre.

Le deuxième phénomène se déroula en plein après-midi lors d'une altercation sans grief ni conséquence réelle. Myssilia passablement énervée contre son amie, eu la sensation soudaine que son cœur s'emballait, et que son sang bouillonnait... Une fatigue brusque suivie d'une affluence d'énergie encore plus brutale manqua de lui faire perdre conscience... Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Myssilia aperçut son amie gisant au sol, sans connaissance, toutes couleurs ayant quitté son visage.
Pensant l'avoir tuée, complètement désemparée, et en réalisant l'horreur de ce qui s'était passé, l'adolescente s'enfuit , sans savoir réellement où elle allait.
Elle fut retrouvée, prostrée au pied de la statue de Dwayna, priant et pleurant pour le salut de son âme.
Oriana décida de la faire de nouveau tester par les doyens du collège de magie, pressentant le pouvoir de sa fille. Mais à sa grande stupéfaction, la réponse fut la même qu'auparavant : aucune trace de magie.
Elle vit alors ressurgir brutalement son passé, et comprit qu'il était peut-être temps d'expliquer à Myssilia les circonstances de sa naissance.

A tort ? A raison ? Au regard de l'état de confusion de la pauvre enfant, la réaction fut vive et violente. Oscillant entre rage et effondrement, Myssilia ressentit un grand vide en elle, puis prédisant la même réaction qu'avec son amie quelques heures plus tôt, et afin de ne blesser personne, elle prit la fuite décidant qu'à partir de ce jour maudit, elle ne retournerait pas chez elle sans avoir compris ce qui lui arrivait.

Des mois d'errance commencèrent, empirés par le retour des cauchemars. Pensant que ces derniers avaient certainement une signification, un lien avec sa "malédiction", Myssilia suivit la ligne tracée dans son esprit, s'enfonçant de plus en plus vers le sud. Amaigri, évitant toute concentration de population de peur de leur faire du mal, se nourrissant des dons de la terre, la jeune femme ne faiblissait pas pour autant comme si sa volonté la guidait vers son but qui, elle le pressentait, se rapprochait rapidement.

Elle arriva non loin d'ici, aux grottes des larmes gelées. Les indices de son dernier rêve la menèrent au fond d'une caverne de glace. Là, comme dans sa vision, un portail irradiant d'ondes maléfiques semblait l'appeler. Myssilia était effrayée, mais la force qui l'attirait vers l'autre coté était trop puissante, elle franchit le seuil du portail... pour se retrouver dans le hall sombre d'un château.
L'être qui se tenait en face d'elle était grand, très grand. Tout de noir vêtu, il serrait dans sa main droite un sabre à lame de feu, et portait un masque ne laissant entrevoir que l'ombre de son regard.
-"Te voilà enfin, après cette si longue attente, tu viens enfin à moi..."
-"Qui êtes-vous ?"
-"Je m'appelle Drak, Drak Dorva... Ta mère ne t'a donc rien dit ?"

Myssilia tremblait des pieds à la tête, n'osant comprendre ce que lui racontait l'être en face d'elle...
-"Myss, JE SUIS TON PERE !!!"
-"NOOOoonnnn, ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible !!!"
-"si, et au fond de toi, tu le sais"

C'était exact, elle le sentait à travers toutes les pores de sa peau.

-"Et aujourd'hui tu es à moi !" affirma-t-il en ôtant son masque.
Les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux couleur de glace, la blancheur de sa peau... Tout tendait à prouver qu'il disait la vérité. Mais la ressemblance s'arrêtait là : un visage laid, déformé par la haine et l'envie, un sourire carnassier laissant apparaitre deux canines proéminentes de vampire...
Myssilia recula d'un pas, puis de deux...

-"Tu ne peux plus t'enfuir, et j'en suis désolé..." Mais le ton de sa voix laissait entendre le contraire.
-"Tu es de mon sang, et j'ai besoin de toi, tu représentes ma survie en ce monde... Comme tous les autres enfants que j'ai engendré après toi, et qui m'ont tous déjà rejoins - sortez donc, mes mignons !"
Apparurent derrière le vampire une douzaine de zombies dans un état de décomposition plus ou moins avancé...

-" Dis bonjour à tes frères et sœurs, que tu vas bientôt rejoindre..."

A ces mots, et à la vue de ces horreurs, Myssilia ressentit une sensation qu'elle connaissait déjà : son cœur, son sang, la légère fatigue, puis l'afflux brutale d'énergie...
Le regard du vampire se fit d'abord surpris, puis interrogateur et enfin, craintif.
-"Non, ce n'est pas possible, pas ça !!! Mes enfants, protégez-moi !!!"

Myssilia prit conscience du pouvoir qu'elle détenait, et à l'approche des zombies, elle sut parfaitement comment les contrôler... pour les retourner contre leur ancien maitre.
Puis elle relâcha tout l'excédent d'énergie accumulé contre le vampire, ce monstre... son père !
Un souffle enchanté traversa la grande salle pour s'abattre violemment sur la mêlée au milieu de laquelle Drak tentait de se défendre tant bien que mal.

L'effet fut instantané : comme par miracle, une flamme blanche et aveuglante s'éleva jusqu'au sommet du dôme, détruisant tous ces êtres abominables et ne laissant dans l'air que quelques cendres portées par une légère brise.
Sans attendre, Myssilia rejoint rapidement le portail pour le franchir à nouveau, mais dans l'autre sens. Puis elle s'effondra sur le sol gelé de la grotte.

La jeune femme se réveilla en sursaut. Allongée sur le coté, elle se redressa sur un bras. Puis, clignant des yeux pour en chasser le sommeil, elle regarda autour d'elle. Pendant un instant elle fut désorientée, ignorant si c'était la nuit ou le jour. Enfin, les images de ce qui avait eu lieu  la veille lui revinrent en mémoire.
Des piétinements attirèrent son attention vers l'entrée de la grotte - c'était ce bruit qui l'avait alerté.
Une jeune femme se tenait sur le seuil, à quelques mètres d'elle.
Myssilia eu un mouvement de recul

-"Oh la, n'ai pas peur mon amie, je ne te veux aucun mal"
-" Je ne suis pas votre amie ! Et d'abord, qui êtes-vous ?"
-" Désolé, j'aurais du commencer par la - je m'appelle Alistair, mais mes compagnons m'appelle Alie, Alie Babette. Je t'ai perçu dans la trame et j'ai senti que tu étais en danger... Apparemment, tu t'es débrouillée toute seule !!!"


Myssilia ne comprenait pas :

-" Perçue ? Dans la trame ? Qu'est ce que c'est ? Et qui êtes vous vraiment ?"
-" Ah, je comprend mieux, tu découvres, tu ne sais rien... La trame, c'est un lien qui existe entre nous tous et qui nous lie... Je suis une nécromante, comme toi ."


Une nécromante ? l'idée fit progressivement son chemin dans l'esprit de Myssilia. Voilà pourquoi les mages n'avaient jamais réussi à détecter son pouvoir.

-"Mais, je ne connais rien..."
-" Et je vais t'apprendre... Le lien qui nous unit est fort. On ne laisse jamais un confrère, ou une consoeur, sans aide. c'est notre force... Et notre malédiction !!! Viens avec moi, mes compagnons attendent dehors et doivent commencer à s'impatienter ! Tu verras, ils sont sympathiques. Un peu fous parfois, mais tu apprendras à les apprécier. Au fait, je me suis présenté, mais toi, quel est ton nom ?"

- " Je m'appelle Myssili... Je m'appelle Myss, Myss Thyk !!!"


Et c'est ainsi messeigneurs que fini cette histoire... Et qu'en commence une autre bien plus belle encore !


Il n'y a pas de pression dans la vie...
La pression c'est dans les pneus et dans la bière !!!

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#4 20-05-2008 10:15:09

sombrevent
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

Celle là n'est pas de moi mais de Fred, l'IRL du perso présenté....
Mais c'est trop drôle, et il fait parti de la guilde, alors !!!


Histoire d'Aelerg

LA NAISSANCE

Fils de Poppy le Torne, lutin de feu de son état, surnommé Pop Torn, et de Chilla Morgane, chill whisp du sien, Aelerg fit un long voyage avant d'arriver à Ascalon.

Né dans les Moraines de Jaga, son arrivée ne passa pas inaperçue auprès de la population locale (et surtout de ses oreilles) :
Chilla : - Regarde comme notre fils est laid, on dirait un vrai petit démon !
Pop Torn : - Tu me prends pour un merco ou quoi ? Je vois bien que c'est un humain ! !
Chilla : - Démon ou humain quelle différence, ils savent tous deux très bien semer la destruction ...
Pop Torn : - Haaaaa, ne savais-je pas assez bien réchauffer notre couche !!
Chilla : - Mais non mon petit glaçon de feu !
Pop Torn : - Tu es tombée sur Avarr J'en suis certain ! ! Jamais je n'accepterai d'humain chez moi !
La discussion dura longtemps, .. longtemps ... longtemps...
Depuis lors tous les bisons de la régions sont devenus fous à force d'entendre les parents de notre héros se disputer.

Finalement, afin de ne pas perdre Pop Torn, Chilla décida d'abandonner son enfant à un couple d'aventuriers passant par leur ferme :
Roxy Rouki : - Ho ! un lutin de feu dans les Moraines !
Delamor Kitu : - Sûrement un bug.
Roxy Rouki : - Possible, mais moi j'ai pris un build feu.
Delamor Kitu : - Il est même pas level 20, va pas faire un pli quand même.
Et après un (bref) échange :
Roxy Rouki : - Cool, j'ai dropé une teinture blanche !
Delamor Kitu : - Moi j'ai droppé un minipet rose !

Et c'est ainsi qu'Aelerg trouva un nouveau foyer.

Roxy Rouki : - Mais non, tu vois bien que c'est un bébé !
Delamor Kitu : - Ca rapporte combien d'XP ?

Passons sur ces évènements tragiques pour nous attarder sur les jours qui suivirent... Car on ne s'improvise pas parents : cela s'apprend.
Disposant d'un instinct maternel surdéveloppé et prêts à relever tous les défis, Roxy Rouki et Delamor Kitu s'attachèrent donc à nourrir cet enfant. Malheureusement, le lait maternel ne se droppait pas trop dans la région et s'ils ne voulaient pas voir le nouveau membre de la famille mourir de faim, il leur faudrait improviser. Justement Delamor Kitu avait conservé dans son sac de la chair de Drake.

Delamor Kitu : - Il fait un drôle de bruit quand il mange tu ne trouve pas ?
Aelerg : - grelaerg errr g ! !
Roxy Rouki : - c'est peut être du lutin ?!
Aelerg : - lerg erf erf gg ! !
Roxy Rouki : - En tout cas les lutins sont pas polis, ils lui ont même pas appris à ne pas parler quand on a la bouche pleine.
Delamor Kitu : - il essaie peut-être de nous dire quelque chose ?
Roxy Rouki : - son nom ? ...
Aelerg : - aerg lll reg ! !
Roxy Rouki : - Aerglel ?
Delamor Kitu : - LelAerg ?
Aelerg : - ael reg gg ...
Roxy Rouki : - Aelerg ?
Delamor Kitu : - tiens, il est devenu tout bleu
Roxy Rouki : - Elle était fraîche ta chair de Drake ?
Aelerg : - grel aer ...
Delamor Kitu : - A peine trois mois, mais ça se conserve bien
Roxy Rouki : - Tu n'aurais pas oublié de la découper par hasard ?
Delamor Kitu : - J'y ai même laissé la lame de ma =-> FAUX GOLD deg MAX de courage 9000 PO PA CHER <-=
Aelerg : - All..er..gie ....

Ainsi fut-il baptisé Aelerg...

PREMIERES ARMES

Mais nos téméraires parents découvrirent rapidement qu'il s'agissait d'un enchantement pour le moins envenimé : la vie avec un rejeton leur interdisait dans le même temps de rendre visite à leurs potes et d'aller avec eux récolter gloire et argent !
Aussi, passant par Ascalon, décidèrent-ils de le laisser à un de leurs parents qui tenait une petit ferme. L'enfant changea donc de main pour la deuxième fois de sa vie (et de l'argent aussi d'ailleurs, par la même occasion).

Ce charmant fermier et sa fermière, tous deux d'origine Kurzick, venaient de Cantha, et s'étaient installés à Ascalon après que la population de leur village fut dévastée par un terrible mâle (non, il n'y a pas de faute, il s'agissait de Shiro qui s'en revenait des enfers, ou s'y rendait, on ne sait plus très bien). Petits et gros, ils furent rapidement l'objet de moquerie de la part du voisinage, d'autant plus qu'ils avaient pris pour habitude de fréquenter le Singing Gai Blu Chaar, qui organisait des bals masqués TRES animés. Aussi furent-ils rapidement surnommés les Bi-tassés.
Paradoxalement, cela leur permis de voir la renommer de leur plantation de concombre rapidement grandir, grâce notamment au label de qualité des "Kuku bi-tassés(L)" qu'ils avaient mis en place.

Aelerg passa ainsi ses premières années innocentes et paisibles à cultiver le concombre, au grand désespoir de sa famille d'accueil, tant il était peu doué... On pourra aussi aisément admettre qu'entre 3 et 5 ans, les tâches les plus accessibles restent tout de même celles que l'on fait au fond de son lit ...

C'est donc après une course folle depuis les Moraines de Jaga que le destin de notre héroïque personnage fini par le rattraper, lorsqu'à la porte du désespoir, ses parents l'envoyèrent porter une missive à un ami en ville... Qu'ils disaient les perfides individus : car en fait la lettre était destinée à le faire recruter dans le régiment des gardes royaux afin de faire d'Aelerg un soldat de sa majesté. Pour fêter l'évènement, ils organisèrent donc une soirée au Singing Gai Blu Chaar.

Tout innocent et avec pour seul réel bagage sa culture du concombre, Aelerg allait finalement découvrir la terrible dureté du monde. Après une semaine de dur entraînement, le Lieutenant Zhed (qui, rappelons le, était un ancien pillard reconverti) vint faire comme à l'accoutumé son rapport au Commandant Bereta de la Garde Royale avant la première revue.

Ltn Zhed : - Les nouvelles recrues sont prêtes pour la revue mon Commandant.
Cdt Bereta : - Est-ce comme cela que l'on vous a appris à vous adresser à vos supérieurs Zhed ?
Ltn Zhed : - Mon Commandant ! Non, mon Commandant ! Les recrues sont prêtes pour la revue, mon Commandant !
Cdt Bereta : - Il ne faudrait pas oublier où vous êtes Lieutenant, allons-y Je vous suit !
Le lieutenant Zhed, quelque peu nerveux, s'apprêtait à conduire son commandant lorsque celui-ci l'interpella...
Cdt Bereta : - Zhed ! ! Vous le faites exprès ?! Vous croyez que j'ai besoin de vous pour retrouver la court d'entraînement ! Depuis quand un subalterne passe devant ses supérieurs !
Ltn Zhed : - Mon Commandant ! C'est que je croyais ...
Cdt Bereta : - On ne vous demande pas de croire Zhed, simplement d'obéir, mais visiblement c'est déjà trop compliqué pour vous !

Le Commandant pu enfin passer les recrues en revue...

Ltn Podolor : - (Mon commandant ! Là, y en a un de la section à Zhed qui est pas bien aligné mon Commandant !)
Cdt Bereta : - J'avais vu Podolor ! Vous êtes toujours aussi attentif ! C'est bien, j'apprécie ! ZHED ! ! Remettez vos recrues en bon ordre, on n'est pas dans une taverne ici !
La revue repris son cour, par le discours de bienvenue :
Cdt Bereta : - Bienvenue dans la caserne de la Garde Royale recrues ! Vous avez signé pour en chier, et ce n'est que le début ! On va vous apprendre à suer, à en baver, à souffrir, à mourir dans d'atroces souffrances, a supporter les privations,... enfin bref, à me servir ! !
Ltn Podolor : - Mon Commandant...
Cdt Bereta : - Hein ... A servir votre Roi ! !
Petite pause ....
Cdt Bereta : - Je vais maintenant voir ce que vous avez appris durant cette première semaine, Zhed, je commence par votre section d'indisciplinés !
Ltn Podolor : - (Mon Commandant, vous devriez commencer par la recrue Aelerg mon commandant)
Cdt Bereta : - Recrue aleler, ..erglela ... Toi petit, sort du rang !
Ltn Zhed : - Mon Commandant, cette recrue n'est pas très représentative de la section mon Commandant !
Cdt Bereta : - Hé bien Zhed, vous voudriez me cacher quelque chose ? Ou vous n'avez pas confiance en vos compétences ?
Se retournant vers Aelerg :
Cdt Bereta : - Viens me montrer ce que tu sais faire petit !
Instinctivement, les autres sections firent trois pas en arrière, le lieutenant Zhed s'écarta un peu et la Soeur Hilou Presk commença à se concentrer...
Cdt Bereta : - Frappe moi petit !
Aelerg : - Je peux pas m'sieur !
Cdt Bereta : - vas-y, n'est pas peur !
Aelerg : - C'est pas possible m'sieur !
Cdt Bereta : - J'en ai vu d'autre, tu me fera pas mal, tu peux frapper !
Aelerg : - J'y arriverai pas m’sieur !
Cdt Bereta : - Hahaha comme tu es mignon... Mais ici on est des hommes, on est viril et si je te demande de me frapper tu me frappes, petit co... gamin ! !
Aelerg : - Non m'sieur, je peux pas m'sieur ...
Cdt Bereta : - Mais non ! C'est moi qui te le demande espèce de petit morv.. recrue !
Aelerg : - C'est pas possible m'sieur ...
Cdt Bereta, défaisant son ceinturon : - C'est ma grosse épée qui te fait peur ? je la pause, bas-toi maintenant !
Aelerg : - Je peux toujours pas m'sieur ...
Cdt Bereta : - Je t'impressionne tellement petit ! Hahahaha ! c'est normal ! Tiens, Je retire mon armure de cuir...
Cdt Bereta, retirant son cuir clouté, et se retrouvant en pagne : - Aller, Frappe maintenant ! Montre moi ce que tu sais faire !
Aelerg : - C'est pas possible m'sieur...
Cdt Bereta : - Quoi encore, j'ai plus d'arme et plus d'armure, qu'est ce qui te vas pas encore...
Aelerg : - Ben... vous êtes trop loin m'sieur...
Le commandant se rapprocha donc et se positionna, poings sur les hanches, juste devant notre héroïque recrue, la dominant d’au moins cinq têtes.
Cdt Bereta : - Et là, je suis assez près là ?
Aelerg : - Oui m'sieur !
Aelerg pris son courage à deux main et mis en pratique la technique fort simple que lui avait apprise son père et répondant au nom de "Hatama", aussi plus communément appelé "coup de boule" (qui en l'occurrence porta doublement bien son nom...).
Alors que le choc provoqua l'écrasement du contenu du scrotum, une multitude de différences de potentiel se propagèrent sur les neurones conduisant directement au centre de la douleur du cerveau du commandant, qui, en réponse, signifia par un signal similaire aux glandes lacrymales de produire un liquide légèrement salé qui commença à sourdre du coin de ses yeux...Le commandant tomba à genoux, avant de s'écrouler au milieu de la cour.
Ltn Podolor : - Mon Commandant ! Ca va ? Mon Commandant !
Cdt Bereta, répondant avec une voix sur-aigue : - Oui, vous voyez bien que je vérifie la qualité du sable de la cour Podolor ! Aidez-moi à me relever plutôt que de dire des bêtises !... La revue est terminée pour aujourd'hui !
Ltn Podolor : - Déjà mon Commandant ? La princesse Léyoula était venue exprès du palais pour y assister mon Commandant !
Cdt Bereta : - La princesse Léyoula ?
Ltn Podolor, désignant le balcon réservé au Roi : - Mon commandant ! Oui, Mon commandant ! Elle est au balcon là mon Commandant...

C'est ainsi qu'Aelerg dû abandonner ses ambitions, ou plutôt celles de ses parents adoptifs, au sein de la Garde Royale d'Ascalon, en même temps que le Commandant Bereta celle de se marier avec la princesse Léyoula, pour un jour devenir Roi à la place du Roi...

LA (RE) NAISSANCE DU HEROS

De retour à la ferme familiale, notre triste apprenti soldat ne trouva qu'une maisonnette bien vide, sur la porte de laquelle un billet annonçait simplement :"Nous sommes rentrés au pays. M. et Mme Ichi Kaka". Malheureusement ils avaient aussi pris le pot de fleur dans lequel se trouvait la clef... Abandonné de tous dans le vent froid et mordant de ce début d'hiver, la faim au ventre, et avec pour seule compagne sa solitude, une sombre période commença pour ce héros des temps futurs...

Faisant les petits boulots réservés aux aventuriers peu chanceux ou en mal d'expérience, il vint à être payé pour dératiser la cave d'une taverne, infestée de rats géants. Aelerg logeait alors sous un appenti situé derrière la caserne de la Garde Royale. Doté d'une ingéniosité toute personnelle, il se décida à mettre au point un piège de flammes afin de liquider les indésirables créatures... Malheureusement, aussi compétent dans la mise au point de pièges que dans la maniement des armes, un mauvais dosage mis le feu à son logement de fortune, qui se propagea rapidement à la caserne. Peu désireux d'en découdre à nouveau avec le Commandant Bereta, Aelerg pris soin de quitter Ascalon pendant quelques temps.

La chance lui sourit à nouveau lorsqu'il fit la connaissance d'un nain qui avait monté une petite entreprise de livraison de plats à domicile pour personnes âgées. En effet, Aelerg semblait maîtriser sans trop de difficulté ce qui allait devenir son élément de prédilection : le feu. Pafou, c'était le nom du nain, y avait vu un grand intérêt, car il comptait parmi ses clients un vieil Azura éxilé, qui logeait en haut d'une tour... Or les plats lui arrivaient toujours froids, ce qui était bien dérangeant puisque, si le repas arrivait froid, le suivant était offert...

Pafou : - Bon, tu m’as prouvé que tu étais un bon coursier, j’ai une mission de confiance pour toi…
Aelerg : - De quoi s’agit-il ?
Pafou : - Nous avons un client qui habite dans une tour pas très loin d’ici. Tu vas aller lui porter ses repas.
Aelerg : - Comment qu’y s’appelle ?
Pafou : - Je vois que tu es déjà au courant.
Aelerg : - De quoi ?
Pafou : - De son nom, de quoi d’autre ?
Aelerg : - Tu ne me l’as pas encore dit, je peux pas deviner ?
Pafou : - Alors pourquoi tu m’as dit Koman Kisapel si tu ne le connaîs pas ?
Aelert : - Mais je t’ai pas dit comment qu’y s’appelle …
Pafou : - Si, à l’instant.
Aelerg : - Dis moi comment qu’y s’appelle alors…
Pafou : - Koman Kisapel
Aelerg : - Mais j’en sais rien puisque tu ne me l’as pas encore dit !!

Quelques heures plus tard…

Aelerg eu donc en charge la livraison de ses plateaux : tous les jours il montait donc au quarante troisième étage de la tour, puis redescendait au quinzième, l'escalier montant au cinquante cinquième étant muré, puis remontait au vingt-huitième pour pouvoir alors redescendre à la cave, pour enfin emprunter le passage secret qui menait à un labyrinthe situé sous la tour, afin d'atteindre le téléporteur qui lui permettait d'accéder à la chambre de l'Azura. Mais, pas fou (pas Pafou le nain, l'azura, qui, je le rappelle, ne s'appelait pas Pafou mais Koman Kisapel), y voyait le grand désavantage de devoir payer ses repas. Il proposa donc à Aelerg une lettre de recommandation auprès de l'Académie Royale de Magie, afin qu'il y bénéficie d'une formation professionnelle de qualité, et que lui même puisse bénéficier des repas gratuits de Pafou.

Ainsi notre héros se retrouva-t-il sur le chemin de la gloire, prêt à défendre Ascalon avec vaillance contre les chaars en fuyant avec Rurick par delà les CimesFroides pour rejoindre la Kryte...Mais ceci est une autre histoire.


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#5 12-07-2008 21:12:19

necie
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

wahou , je ne te connais pas , je ne connais pas ta guilde mais en tout cas je te felicite pour ces écrits , le mal que tu t'es donné n'est rien par rapport a la beauté de ta "plume" .
Un grand merci a toi pour m'avoir fait "voyager".


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#6 15-07-2008 13:14:02

wgstevy
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

Je trouve cette initiative géniale, y en a qui ont la plume et le talent ^^

P.s: Des fautes d'orthos sont toujours présentes, ce serait tellement plus beau sans, ça pique les yeux à certains moments tongue  .

==> Je vais dire, cette remarque est faite car ton travail est exellent et il en serait d'autant plus exeptionnel.
COntinue comme ça !!!

je suis jaloux grumble


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#7 27-07-2008 14:22:24

NoThInG
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

vraiment magnifique ! felicitation ! smile


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#8 08-08-2008 15:54:25

sombrevent
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

wgstevy a écrit:

Je trouve cette initiative géniale, y en a qui ont la plume et le talent ^^

P.s: Des fautes d'orthos sont toujours présentes, ce serait tellement plus beau sans, ça pique les yeux à certains moments tongue  .

==> Je vais dire, cette remarque est faite car ton travail est exellent et il en serait d'autant plus exeptionnel.
COntinue comme ça !!!

je suis jaloux grumble

des fautes d'orthos ?? Raaaa, et dire que je me suis re-re-relu une bonne 20aine de fois pour éviter ce genre de remarque !!! Mon grand-père doit se retourner dans sa tombe le pauvre, j'ai honte !!! (il était instit !!!)

Je suis désolé pour les fautes, je ferai mieux la prochaine fois... la suite (l'histoire de Serval, notre MG, bientôt dans les kiosques)


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#9 27-08-2008 01:05:12

nadryo
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

C'est tout simplement ... WOW etonne ! Je suis fan cool  , jaloux bave  ,admiratif bave et je crois que aucun mot ne peut vraiment décrire ce qe je ressent crise ... Accepterai tu cher confrère de me préter ta plume perfect pour écrire moult histoires sur ma guilde ?

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#10 27-08-2008 08:51:56

sombrevent
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Re: [BG] de la Guilde des Vieux entétés et de ses membres

Et bien je vais faire des (quelques... ouahhh, mes premiers fans !!! rire )heureux car voici le premier chapite de l'histoire de Serval, perso principal de notre MG.
Là ça risque d'être long car il y aura au moins 8 chapitres (je me lance dans le mini-roman !!!)
Allez, on y va, et si ça plait, j'écrirais la suite... (en fait le chapitre 5 est plus qu'entamé, donc même si ça plait pas, je le mettrai quand même celui là !! lol )

Par contre soyez un peu indulgent, j'ai travaillé au dico car pas de correcteur world... Donc il se peut qu'il reste quelques fautes d'orthographes indépendantes de ma volonté... Mais je m'applique, hein ?!


Chers amis, me voici de retour dans votre doux pays, aprés un voyage oh combien magnifique dans les contrées du Nord.... J'en rapporte maintes histoires et légendes aussi extraordinaires les unes que les autres. Mais celle que je vais vous conter ce soir et la plus fabuleuse de toutes car c'est l'histoire vrai d'un homme qui aujourd'hui encore agit pour le bien de tous les peuples de notre monde.
Moi , Sombrevent, Poête et Troubadour, vais vous narrer la naissance d'un guerrier magnifique, preux chevalier defenseur de l'honneur et de la vérité, pourfandeur de la vilénie, du mensonge, et du coeur de ces dames ....

cette histoire, je la tiens d'un proche de notre futur heros. Pour dire même son père adoptif....
Elle commence de la manière suivante :


CHAPITRE I : Le piège

Les boeufs tiraient les derniers chariots avec difficulté sur le chemin cahoteux dans lequel les roues des véhicules précédents avaeint déjà creusé des ornières profondes. L'arrivée trop rapide du printemps avait fait son oeuvre. Le soleil de midi diffusait une douce chaleur agréable, mais qui faisait également fondre la neige et transformait le sol en une piscine boueuse et glissante qui ralentissait fortement la progression de la caravane. Et cela n'arrangeait pas l'humeur de Bashall...
De toute manière, depuis le départ des Coteaux de Longoeuil, rien ne se passait comme prévu : D'abord ce retard de trois jours du à une livraison tardive. Puis, du coup, le changement d'itinéraire nécessaire car durant ces trois journées, l'apparition brutale du soleil avait fait monté les eaux et le gué, noyé, n'était plus praticable...
Mais aussi , la découverte de ce passager clandestin bien trop tard pour le renvoyer chez lui. Enfin chez lui ... Un gamin des rues de 12 ans à peine qui avait vu dans cette caravane une opportunité de quitter le monde sordide dans lequel il vivait. Ce gamin que Bashall n'avait pas eu la force d'abandonner au milieu de nulle part, et qui depuis le suivait comme un petit chien !!!
Ce petit démon qui, une fois découvert, n'avait pas hésité à ce jeter sur lui toutes griffes dehors.
Maigre comme un clou, mais aussi vif et agressif qu'un petit chat sauvage. Il rappelait à Bashall un animal qu'il avait croisé lors d'une de ses missions dans la zone méridionnale et donc il gardait un mauvais souvenir et une cicatrice sur la cuisse gauche : le Serval...
Le gamin avait aussitôt hérité de ce surnom, puis avait été confié manu militari aux soins de Jackson, le cantinier, pour l'assister. Et le cuisinier n'était pas vraiment célèbre pour sa tendresse et sa douceur !!! Au moins le gosse payerait-il par son labeur le pain qui le nourissait.

D'autres en revanche profitaient crânement du confort, même succint, de la caravane. Les six mercenaires et les deux éclaireurs qu'avaient été obligé d'engager Bashall ne lui plaisaient pas vraiment... Ils buvaient beaucoup, parlaient fort, et ne s'entainaient guère. Mais malheureusement, le départ tardif de la caravanne ne lui avait pas laissé de choix, les meilleurs étant partis les premiers !!! Foutu retard, foutu temps et... foutus éclaireurs...
D'ailleurs, en y pensant, Bashall approcha du chariot de tête pour s'adresser à son conducteur :

"- Jodir ?"
"- oui, maitre caravanier ?"
"- As-tu vu revenir les deux pisse-froids qui sont censés ouvrir et protéger notre route ?"

A ces mots acides , Jodir sourit
"- Non, aucune nouvelle Bashall. Ca fait combien, un jour et demi, qu'ils sont parti reconnaitre le prochain gué ?"
"- Mmmmh... oui, c'est ça.... Et cela m'étonne forcément, car depuis deux semaines que nous sommes partis, ils n'ont jamais manqué un diner ces goinfres !!!"

Jodir éclata de rire dans un premier temps. Puis il se renfrogna brutalement
"- Cela ne présage pas de problèmes à venir, patron ?"

Bashall répondit d'un ton qui se voulait rassurant :
"- Non, bien sur que non... Ils auront certainement poussé jusqu'à l'auberge suivante pour poser leurs grosses fesses bien au chaud devant une pinte !!!"

Même s'il n'aimait pas ces deux brigands, il esperait toutefois que ce soit effectivement le cas, sinon....

Le doute l'assaillant, il repartit vers le chariot des mercenaires qui somnolaient a l'arrière pour leur demander de se tenir sur leur garde.
Alors qu'il atteignait le milieu de la colonne, un grognement gutural jaillit des éboulements sur sa gauche... Grognement qui se mua en cri, repris et amplifié par un grand nombre de gorges.

La longue expérience de Bashall, et son professionnalisme lui permirent de réagir instantanément.
""- Des Charrs !!! Formez le cercle avec les chariots et mettez les bêtes à l'abri!!!"

Malheureusement, l'embuscade était bien calculée et le lieu choisi avec minutie.
Le terrain boueux et la vallée étroite n'étaient pas propice à la mise en place d'une défense efficace. Et le manque de combativité des mercenaires, qui fuyaient déjà vers l'entrée de la vallée (ceux-là, si Bashall s'en sortait, il les retrouverait et, promis, les ferait souffrir...), ne fit qu'accélérer le désastre prévisible.

Bashall rassembla les conducteurs pret de lui puis sorti son épée.
"- Jordir, tu connais la région, emmènes les femmes et les enfants vers le bois, c'est votre seule chance... Nous autres allons essayer de les retenir... allez, files, vite "

Puis, pendant que le conducteur s'occupait du reste de la troupe, le maitre caravanier et ses hommes tentèrent de briser le premier assaut des Charrs. Ils chargèrent valeureusement, lames au clair, en sous nombre, vers cette horde de monstres sauvages... Mais la puissance des guerriers mi-bêtes, mi-humanoïdes couplée à la magie de leurs chamanns étaient vraiment trop efficace, et l'affaire fut vite réglée...

Le maitre caravanier compris alors que la fin était proche. D'un regard il embrassa la scène. Il aperçut une partie des chariots detruits par le feu, ses amis morts autour de lui et là bas, en direction de la forêt, une petite troupe de Charrs encerclant les familles qu'il convoyait... Même eux n'avait pas réussi à s'echapper...

Cela le mit dans une rage folle... Eh bien, s'il devait mourir, au moins le ferait-il dignement, en entrainant un maximum d'ennemis avec lui. Ces barbares n'auraient pas sa peau aussi facilement....
Débuta alors un balais mortel où la moindre erreur serait fatale. Distribuant les coups d'épées, se gardant des attaques adversaires, Bashall commença sa moisson.

C'est aprés avoir occis une bonne douzaine de ces monstres - situation qui avait l'air d'amuser les Charrs - épuisé, ayant de plus en plus de mal à lever son arme pour se défendre, qu'il reçu une première blessure au coté... Puis un coup au cuir chevelu signa la fin du combat, et Bashall acceullit l'inconscience naissante comme un soulagement, une bénédiction dans laquelle il sombra doucement...

Les Charrs attachèrent les humains encore vivant, achevèrent les blessés incapables de marcher - les humains comme les leurs - et rassemblèrent également les chariots, bêtes de traits et marchandises encore en état. Puis ils se mirent en marche vers leur camp situé à quelques jours de là....

CHAPITRE II : Le survivant


Tous les humains vivants ? Non pas tout à fait... Manquait une personne à l'appel, ou plutôt un enfant. Le jeu ex-passager clandestin... Avisant rapidement de la situation, et habitué au situations critiques par des années passées à survivre dans les bas fonds de la ville, Serval compris rapidement que de sa vitesse d'action dependait sa vie. Pendant la bataille, il sauta au bas du chariot du cuistot pour courir le plus discrétement possible vers un amas rocheux voisin. Il se glissa prestement dans un interstice à peine aussi grand que lui. Puis il se roula en boule et mis les mains sur ses oreilles afin de ne pas entendre les cris et les bruits horribles du massacre, mais en vain... Et ce sont des heures aprés la fin du combat, alors que la nuit avait recouvert la vallée de sa noirceur et que tout était redevenu silencieux, que le gamin fini par s'endormir, épuisé par tant d'émotions.

Cest dans cette même position qu'il se réveilla, à la lumière glauque de l'aube, aux suites d'un sommeil peuplé de cauchemards. Perclus de courbatures, Serval décida de jeter un coup d'oeuil alentour avant de sortir. Il leva sa tête brièvement au-dessus du rocher pour constater que les Charrs avaient bel et bien quitté les lieux. Mais le spectacle qui s'offrait à son regard n'était pas pour lui plaire : des chariots brulés, des corps mutilés, laissés nus à l'abandon au milieu du chemin, tel un avertissement pour les futurs voyageurs.

Il sortit de sa cachette, étira ses muscles engourdis, et s'avanca doucement vers les restes du carnage. Dans un espace dégagé, gisait au milieu des cadavres de Charrs le seul humain qui n'avait pas été dépouillé : Bashall... Même son épée, pourtant de belle facture, avait été laissée à ses cotés. Comme une marque de respect envers cet homme qui avait résisté seul face aux assauts répétés de la horde.

Désorienté, affaibli, Serval ne réagit pas immédiatement au son diffus qui émana de la zone.
"-Gggnnnnh...."

Lorsqu'il entendit enfin ce bruit, il se figea, pret à décamper en cas de problème. Aux aguets, tous ses sens en éveil, il parvint à définir la provenance de cette rumeur : là, au milieu des cadavres de Charrs !!! Bashall !!!

Serval se précipita auprès de ce qui semblait être le cadavre du caravanier pour s'appercevoir qu'un souffle de vie l'habitait encore.
"- Bon sang, maitre Barshall, réveillez-vous s'il-vous-plait !!!"

Mais aucune réaction ne fut visible. Le sang séché sur son visage et sur sa tunique laissaient à penser que son état était, sinon dramatique, au moins trés grave. Bashall restait inconscient...
Pour la première fois de sa courte vie, le gamin des rues qui n'avait eu à compter que sur lui même jusqu'à aujourd'hui, prit une décision qui allait totalement à l'encontre des règles de solitude qu'ils s'étaient fixées pour sa survie : aider quelqu'un sans en attendre de contrepartie.
Mais d'un autre coté, en tentant de sauver cet homme, il ne faisait que rembourser la dette acquise une semaine plus tôt lorsque celui-ci avait refusé catégoriquement de l'abandonner sur la route, à des lieues de toute habitation.

La décision étant prise, restait tout de même quelques problèmes : le premièr et le plus urgent, trouver un refuge pour les protéger et tenter de soigner le maitre-caravanier.
Puis il fallait se nourrir, se chauffer aussi car même si le temps était beau en journée, les nuits restaient froides et humides. Enfin, trouver de l'aide, car l'expérience de Serval se limitait à la rue, et il ne connaissait absolument rien à la vie "sauvage"...
De toute manière, il devait bouger, et rapidement. Et trouver un moyen pour transporter le blessé, car Bashall pesait bien son quintal, et Serval ne s'imaginait pas vraiment le porter à bout de bras !!!
"- Réfléchis bon sang, trouves quelquechose..."

Avisant soudain les restes d'un chariot calciné, le gamin eu une idée... Il se souvient qu'en rodant aux abords des abatoirs pour y quémander quelques maigres morceaux de viandes, il avait vu les bouchers transporter des quartiers entiers de boeuf sur des sortes de "brancards" en bois sans roue.

Regroupant une demi-douzaine de planches pas trop abimées par le feu, des cordages indemnes et de la toile, Serval se mit au travail. Mais sans outils, la tache s'avérait être trés ardue, voire impossible. De plus, il lui faudrait deux axes pour tirer le futur assemblage. Et là, pas d'autres solutions que de couper deux arbustes assez souples et solides pour à la fois supporter le poids du blesser et la traction du jeune homme, le tout sans rompre.
D'accord, tout cela semblait logique, mais couper comment ?

Malgré son dégout, Serval s'approcha de nouveau des cadavres des Charrs. Il était hors de question qu'il utilise l'épée de Bashall pour se travail : elle était bien trop précieuse, c'étrait une arme de guerre forgée pour le combat et pas la menuiserie, et de toute façon, elle était trop difficile à manier pour ses petites mains...

Le gamin commença donc à chercher un objet assez tranchant et pas trop grand correspondant à ses besoins. Même si les survivants avaient emporté la majorité des armes des morts - rien de surprenant chez les Charrs - il découvrit sous l'un des corps un couteau long comme son avant bras (un "cure-dent" pour cette race...) avec une large lame d'acier efilée.
Tout fut alors plus facile, et en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, ou presque, Serval assembla les planches, les cordes, les jeunes troncs coupés et taillés pour en faire une civière à bras à peu prés potable...
Il fit également le tour des chariots pour récupérer tout ce qui pouvait lui être utile. La majorité des objets que contenaient les chariots étaient entièrement détruits et donc inutilisables.
Mais la chance aidant, Serval découvrit un petit trésor : caché sous le siège du conducteur du chariot des mercenaires attendaient sagement qu'on les prenne, une outre de vin entamée et de la viande séchée (quelle surprise...) ainsi qu'un sac contenant une quinzaine de pièces d'or.
Ailleurs, la moisson fut plus maigre : un tonnelet d'eau à moitié plein qui lui permit de s'abreuver et qui, pour le reste, compléta l'outre de vin, un sac de tissu, une chemise propre.
Serval découpa également la toile cirée restante d'un des chariots pour l'utiliser à la fois comme couverture et comme abri contre la pluie.

Charger Bashall sur le brancard ne fut pas une mince affaire, et aprés de nombreux efforts et beaucoup de sueur, le corps fut installé et sanglé pour qu'il ne glisse pas et qu'il bouge le moins possible. Afin de diminuer les chocs, Serval avait étallé sur les planches de bois de la mousse recouverte par l'un des morceaux de toile qu'il avait pu sauver... Un petit matelas en quelques sortes...

Lorsque tout fut pret, le soleil était déjà haut dans le ciel et l'estomac de Serval, qui était vide depuis la veille, grondait de mécontentement. Mais d'abord, il nettoya les plaies de Bashall avec le reste d'eau du tonnelet, puis les recouvrit avec des bandes de tissus découpées dans la chemise qu'il avait trouvé. Il fit ensuite couler un filet de vin coupé avec de l'eau entre les lèvres du caravanier. Puis enfin, il s'accorda le droit de macher quelques lamelles de viandes séchées... Pas trop quand même, ne sachant pas ce que l'avenir lui réservait, ni quand il pourrait trouver de la nourriture saine.

Il fit le point sur la situation. Il avait maintenant en sa possession un grand couteau et son étui qui reposait sur sa hanche droite, le sac qui pendait sur son coté gauche contenait les restes de chemise propre, la viande séchée, et la bourse contenant les pièces d'or. Plus qu'il n'en avait jamais eu, une petite fortune...Dans son dos, l'outre maintenant remplie aux trois-quarts d'eau et un quart de vin.
Et puis il y avait Bashall, sur la civière, toujours inerte et sans réaction...

Pendant un trés bref instant, Serval pensa l'abandonner, et partir seul vers le village le plus proche... Durant ce bref instant, son passé individualiste ressurgit...

CHAPITRE III : La rencontre


Puis il saisit le brancard de fortune, le leva et commencer à avancer le soleil dans le dos, tirant son fardeau avec énergie, et espérant fortement trouver un abris avant le début de la prochaine nuit. Et Dwanya que c'était difficile : Avec la chaleur, et l'etat du chemin, Serval s'arrétait environ toutes les quinzes minutes, essouflé, asphyxié, à la limite de la syncope...
Puis il trouva petit à petit son rythme, et vers la fin de l'aprés-midi, le paysage se transforma. La vallée devint plus large, et le terrain plus herbeux, facilitant de ce fait sa progression.

Le jeune homme s'écarta doucement du chemin pour se diriger vers le pied des falaises qui surplombaient la vallée. Il esperait y découvrir une cavité pour y passer la nuit. il atteint son but alors que le soleil disparaissait derrière la cime des sapins. Ce n'était pas à proprement parlé une grotte, juste une petite excavation, mais largement suffisante pour se protéger de la pluie et du froid. Un filet d'eau fraiche coulait continuellement le long d'une des parrois, et Serval en profita pour s'y abreuver. Ensuite, malgré la fatigue qui menaçait de le terrasser, il refit les pansements de Bashall et le força à boire le reste du mélange eau/vin contenu dans l'outre. Puis il la remplie de nouveau à la petite source dans la grotte.
Il érigea une barrière sommaire avec du bois et des cailloux à l'entrée, défense bien faible au demeurant, mais tout ce qu'il était capable de faire vu son épuisement et son manque de savoir-faire dans ce genre de situation.
il s'acorda enfin le droit de s'allonger à coté de Bashall, autant pour conserver un maximum de chaleur, que pour se rassurer, les couvrit tous les deux avec une des baches de protection, posa son couteau non loin de sa main - on est jamais trop prudent - et s'endormit à peine sa tête touchait son sac...

Il ne sut pas tout de suite ce qui le réveilla. Mais un sentiment de danger proche lui nouait l'estomac. Le ciel était gris dehors, et il bruinait... Un bruit suspect alerta de nouveau Serval... Il saisit dicrètement son couteau, le fit glisser en silence hors de sa gaine, et se ramassa sur lui-même, pret à bondir...

Mais ce qu'il vit le pétrifia : Une bête énorme, ressemblant à un ours apparu sur le seuil de l'abri. Droit sur ses pattes arrières, mesurant au moins trois mètres, son ombre, projetée par les rayons froids de l'aube semblait absorber toute la lumière ambiante dans l'excavation.

Serval gémit, et en desespoir de cause s"appréta à sauter à la gorge du monstre lorsqu'il fut brutalement interrompu par un son surprenant :
"- Eh bien, petit homme, du calme, ne fait rien que tu pourrais regretter par la suite..."

Complétement paralysé par la surprise, Serval ne savait plus quoi penser ni faire. Un ours qui parle ???
"-Eh bien petit homme, on croirait que tu viens de voir le croque-mitaine... Tu sais, je ne mange pas les enfants, sauf quand j'ai trés faim ou qu'ils me menacent... Eh, oh, je plaisante bien sur, hein !!!"

Serval répondit en tremblant :
"- Mais, mais, ..."
"-Mais, mais quoi ? Bon sang, on dirait que tu n'as jamais vu un Norn de ta vie... Ahhh, vu ta réaction c'est ça !!!"

L'humain, car malgrés ces dimensions hors norme s'en était un, s'avanca au milieu de la petite grotte. Barbu et chevelu, vétu de la tête au pieds de fourrures et de peaux diverses et variées - pas étonnant que Serval l'ai pris pour un ours avec cet accoutrement - le peu du visage qu'il laissait apercevoir était tané par le temps. Ses yeux observateurs scrutait l'enfant avec attention...
"- Gggnnnnhhh..."
"- Oh, mais je vois que tu n'es pas seul. Et ton ami à l'air salement amoché... Tu me laisses l'approcher ? Je peux peut-être l'aider ..."

Aprés un rapide temps de reflexion, Serval, qui n'avait pas bougé d'un pouce depuis le début, rangea doucement son couteau et se redressa en acquiescant de la tête.
De toute façon il n'avait pas vraiment le choix. Il ne faisait pas le poids face à cette force de la nature, et qui plus est, s'il y avait une chance de sauver Bashall, il fallait la saisir.
"- D'accord petit...." souffla-t-il en s'accroupissant à coté du corps.
"- mmmmhhh, ton ami a pris de sales coups, mais il a du chèrement vendre sa peau, hein ?!"
"- C'était des Charrs monsieur, et ils en a tué un bon nombre avant de tomber !" Répondit Serval avec un brin de fierté dans la voix.
Le Norn s'esclaffa :
"- Ahahahaaa... Monsieur .... Tu peux m'appeler Orin ça suffira... Pour ton ami, il a de la fièvre et ses blessures ne sont pas trés belle même si elles sont propres. C'est toi qui l'a bandé ? "
"- Oui mons... euh... Orin. j'ai fait du mieux que j'ai pu. "
" Et tu as fais du bon travail, mais la blessure aux cotes est sévère et j'ai peur que le poumon soit touché... Mais on peut quand même essayé de le sauver !"

Une brève lueur de soulagement passa dans les yeux du gamin.
Orin reprit :
" - on peut essayer, mais pas ici. Il faut le ramener au plus vite à ma cabane. La bas j'ai des plantes pour soigner ce genre de plaies... C'est à deux heures d'ici. Enfin pour moi ! Il va falloir compter un peu plus avec tes petites jambes et ton ami dans cet état ."

Serval intervint :
"- j'ai fabriqué ce brancard pour Bashall, ça peut aider ?"

Un sourire se dessina sur les lèvres du Géant pendant qu'il observait l'asssemblage.
"- Astucieux système qui nous sera utile, effectivement. Il faudra que tu me racontes comment tu as eu cette idée, et comment vous en êtes arrivé là..." Puis il leva sa grosse main alors que Serval allait répondre "... Mais en son temps. Le plus urgent pour l'instant est de tenter de sauver ton ami.... Rentrons vite chez moi, d'accord ?"
"- D'accord"

Ils installèrent Barshall le plus confortablement possible sur la civière, et alors que le garçon se saisit des poignées pour tirer l'assemblage, Orin l'écarta d'un geste doux :
"- Laisse, tu as fait ta part. Je me charge de lui, et tu prendras le relais plus tard."

Serval attacha son poignard à sa ceinture, saisit son sac et la grande gourde , et les passa sur son épaule. Puis aprés un dernier regard vers "sa grotte", il rejoint rapidement Orin qui avait déjà commencé l'ascencion vers leur nouvelle destination...


CHAPITRE IV : Un petit coin de paradis

Un peu plus de deux heures, mon oeuil !!! Cela faisait maintenant au moins cinq bonnes heures qu'ils marchaient d'un bon pas sur le sentier caillouteux. Orin avait modifier la civière pour qu'ils puissent la porter à deux, car plus question de la tirer sur cette pente rocailleuse.

De part sa position d'homme de tête, c'est Serval qui dirigeait la manoeuvre sous les indications du Norn qui, lui, supportait la majorité du poids du fardeau... Ce qui ne semblait vraiment pas être un problème pour lui !!! Cela restait quand même un exercice difficile et périlleux pour le jeune qui devait bien choisir où il posait ses pieds.

Ils s'étaient arrêté une trentaine de minutes à l'ombre d'un gros roc de pierre lorsque le soleil, au zenith, dardait au plus fort ses rayons. Serval avait bu et mangé le reste de viande séchée, sans en avoir au paravant proposé à Orin, le tout agrémenté de quelques baies ramassées par le géant sur la route. De plus, celui-ci possédait ses propres provisions. Puis, aprés s'être restauré, le Norn sortit un briquet et de l'amadou, les utilisant pour allumer un petit feu avec des brousailles sèches et des brindilles ramassées alentour.
Il rangea son matériel pour sortir ensuite une gamelle qu'il remplit d'eau et posa en équilibre sur trois cailloux, juste au-dessus du feu.

Puis, satisfait, il se leva pour se diriger vers un buisson en fleur qui s'épanouissait au pied d'un maigre sapin.
"- Petit, viens voir..." ,Serval s'approcha, "... tu connais cette plante ?" demanda-t-il en lui  indiquant le buisson.
"- Non, je ne la connais pas, mons... Euh, Orin. Mais j'ai toujours vécu en ville jusqu'à aujourd'hui, alors..."

Le Norn sourit de nouveau. Dans ces moments là, il ne ressemblait plus du tout à un ours agressif. Il coupa une feuilles et la lui tendit.
"- Nous allons donc compléter un peu ton éducation... Touches cette feuille, tu sens les petits poils soyeux en dessous ? Maintenant frottes-la entre tes doigts et sens-la... Alors ?"
Serval s'exécuta, puis humma la feuille légèrement écrasée.
"- Aaaaahh...Tchiii !!! Beurk, ça sent le poivre !!!"

Orin s'eclaffa.
"- C'est exactement ça, tout à fait !!! c'est de la sapiette, une plante qui pousse au pied des jeunes sapins, d'où son nom... Elle est en fleur au début et à la fin de l'été, et à ces périodes, tu ramasses ses feuilles de cette maniére ...", il joignit le geste à la parole, "...et tu les infuses dans de l'eau bouillante. Ca fait baisser la fièvre. Et tu peux même les faire sécher sans qu'elles perdent leur vertue. Tiens, prends-les, je te montrerai comment les conserver plus tard..."
Serval saisit la grosse poignée de feuilles, il l'enroula proprement dans le dernier morceau de chemise qui lui restait - Aprés tout, dans quelques heures normalement, il n'en aurait plus besoin pour fabriquer les pansements - et rangea le paquet ainsi confectionné dans son sac.

Pendant ce temps, Orin avait jeté le reste de sa récolte dans la gamelle d'eau en ébullition.
Au bout de quelques minutes, il écarta le récipient du feu et filtra la mixture dans une grossière tasse en fer, à travers une sorte de tamis. Il se tourna de nouveau vers Serval :
"- Je vais avoir besoin de ton aide. Il faut que ton ami avale la totalité du breuvage, et tout seul je n'y arriverais pas. Attention, il est trés important qu'il n'en recrache pas une goutte, c'est compris ?"
"- D'accord. Mais vous êtes plus fort que moi, donc il vaut mieux que je verse et que vous le teniez."

Orin le regarda avec serieux.
"- Ce n'est pas une question de force... Regardes, et apprends."

Il assit Bashall doucement contre lui, en callant le dos du blessé contre son torse. De sa main droite, il lui saisit le menton, puis boucha ses narines de la main gauche. Lorsque le caravanier aspira goulument de l'air par la bouche, il appuya sur son menton pour que celle-ci s'ouvre grand.
"- Tu le laisses respirer encore une fois, et aprés sa prochaine expiration, tu verses le liquide... Mais fais attention à ce qu'il ne s'étouffe pas, verse régulièrement."

Ce que fit exactement Serval. Et à sa grande joie, tout se déroula sans aucun problème.
Orin ralongea Bashall sur le brancard, le sangla, puis jeta le reste du contenu du récipient sur le foyer qui s'éteignit dans un chuintement sifflant, alors qu'un filet de fumée s'élevait vers le ciel.
"- C'est bien, cela devrait faire baisser sa température rapidement. Les autres plantes dont j'ai besoin pour traiter ses plaies ne sont disponibles ni sur ce type de terrain, et encore moins en cette saison. Mais j'en ai un stock que je conserve dans ma cabane. C'est pour ça qu'il faut y aller, et plus vite nous serons arrivés, plus ses chances de guérir seront grandes. Aprés, cela dépendra de l'humeur des dieux, et de l'envie de vivre de ton ami..."

Il redressa sa grande carcasse, s'étira, puis annonça :
"- Nous sommes presque arrivés. Le chemin deviendra plus praticable dés que nous aurons atteint le plateau, juste aprés ce bosquet que tu vois au sommet de cette dernière côte. tu t'en sens capable ?"

En guise de réponse, Serval se leva d'un bond, malgré sa fatigue évidente. Il se dirigea vers l'avant de la civière, puis la leva, pret à repartir.
"- Je suis pret... On y va ?"

Orin salua cette réaction d'un hochement de tête aprobateur, puis repris sa place à son tour.
"- On y va !!!"

Une demi-heure plus tard, le haut de la pente était atteint. Mais, le gamin, en sueur aprés cet effort soutenu, ne s'attendait vraiment pas à ce qui suivit :
Devant ses yeux ébahis, un spectacle magnifique apparaissait. Serval se pétrifia devant tant de beauté et de calme. Ce plateau était un vrai Eden. Couvert d'une herbe grasse au milieu de laquelle coulait un petit ruisseau, fermé d'un coté par une forêt de sapin, et de l'autre par un ravin vertigineux. Des fleurs des champs embeaumaient l'air de fragrances légèrement sucrées. On devinait à peine le chemin qui serpentait le long du cours d'eau pour finir, au loin, au pied d'un amas rocheux.
"- Eh petit, tu dors ?! C'est lourd derrière !!!" En dessous de lui, coincé dans la pente, le regard du Norn brillait d'humour, et le reproche était teinté de moquerie. Il savait exactement ce que pouvait ressentir le garçon en cet instant. Le choc passé, Serval recommença à avancer, en dévorant le paysage environnant des yeux.

Dés la crète passée, Orin stoppa leur progression.
"- C'est bon, mon garçon. A partir d'ici, je prend le relais seul. Je connais le terrain par coeur, ce sera plus simple et on gagnera du temps."

Serval le soupçonna fortement de vouloir l'épargner. Mais sous le coup d'oeuil inquisiteur du géant, il n'osa pas refuser...
"- Viens donc marcher à coté de moi. Alors, il te plait mon coin de paradis ? Et tu n'as pas tout vu... Attends de découvrir mon potager et mon herbier !!!"

Même si Serval ne connaissait pas les mots "Potager" et "Herbier", il en saisissait le sens.
"- Orin, vous êtes une sorte de médecin ? Vous soignez les autres ?"

Pendant un bref instant, le visage du Norn se contracta comme sous l'effet d'une intense souffrance. Quand il reprit la parole, ce masque douloureux avait diparu.
"- Pas exactement, non... Dans un lointain passé, j'ai pu ressembler à ça. Mais aujourd'hui, je ne suis qu'un trappeur solitaire nanti de quelques savoirs en sciences médicinales..."

Le garçon n'insista pas, sentant que cela ne pouvait que raviver une blessure encore vive.
Ils parcoururent les dernières centaines de pas qui les séparaient de leur but dans un silence absolu, à peine perturbé par le pépiement des oiseaux et le bourdonnement des abeilles.
Alors qu'ils approchaient de l'amas rocheux qui semblait bloquer la route, Serval s'apperçut que le chemin continuait, passant entre deux énormes rochers, invisible sous un autre angle...
Passé cet "obstacle" naturel, il apperçut enfin l'antre du Norn... Pas vraiment ce qu'il imaginait... Avec son tas de bois et ce jardin devant, cela ressemblait plus à une petite maison dans une prairie qu'à un camp retranché !!!
Orin accéléra le pas.
"On se dépèche d'aller installer ton ami plus confortablement et de lui donner les soins les plus urgents. Je te ferais faire le tour du propriétaire plus tard."

Lorsqu'il ouvrit, une grosse boule de poils blanche et brune jallit par l'embrasure de la porte et se jeta sur le Norn et le renversa avec puissance. Le temps que Serval essaie de sortir son couteau pour se défendre, Orin avait attrapé la bête à bras le corps, la serrant contre lui pour.... Pour rouler dans l'herbe avec elle en riant !!!
"- Sheizza, sale bestiole immonde, ta fourrure pue la menthe à plein nez !!! Tu es encore allée chasser les rats dans mon herbier ?!"

Un feulement de satisfaction jaillit de la gueule de la panthère. Orin se releva tant bien que mal puis gronda gentiment l'animal :
"- Dis donc ma belle, tu crois que c'est une façon de m'accueillir en présence d'invités ? Tu as fait peur à mon ami... Viens là que je te présente s'il-te-plait !"

Ne sachant pas si la demande s'adresser à la panthère ou à lui, Serval s'avança... Mais pas trop pret quand même !
"- Trés bien, Sheizza, je te présente... euh.... Ooooohhh, mais quel drôle d'imbécile je fais ! Je ne t'ai même pas demandé ton nom, petit homme..."
Le garçon réfléchit un instant avant de répondre avec conviction :
"- Je m'appelle Serval. Et mon ami blessé se nomme Bashall."
"- Parfait donc, Sheizza, voici Serval. Et Serval, je te présente mon amie Sheizza, la panthère des neiges."

Ne sachant pas trop que faire, Serval s'approcha et tendit la main vers la truffe de l'animal.
"- enchanté, Sheizza, c'est un plaisir..."

En réponse, la panthère passa sa langue rapeuse sur la paume de sa main, puis le fixa de ses pupilles dorées en ronronant doucement.
"- Bien, on dirait qu'elle t'a déjà adopté... C'est pas tout ça, mais nous avons des choses à faire. Sheizza, va donc nous attraper un ou deux lapins pendant que je m'occupe d'installer nos amis s'il-te-plait."
Le gros félin grogna, puis s'éloigna tranquillement vers la forêt voisine.

"- A nous, maintenant." Orin chargea le corps inerte du caravanier dans ces bras pour le porter dans la cabane. Serval le suivit. Il marqua un temps d'arrêt passé l'entré et ferma les yeux un moment afin de s'habituer à la différence de luminosité avec l'extérieur. Lorsqu'il les rouvrit, Bashall était alongé sur un lit dans un angle, recouvert par un édredon.
"- Rends-toi utile petit homme, Prend ce seau et va me puiser de l'eau dans la citerne dehors."

Alors qu'il se tournait pour saisir le récipient, Serval observa Orin piochant des plantes séchées dans des bocaux sur les étagères. Il en profita également pour découvrir le reste de la pièce. Une table de bois brut se dressait contre le mur le plus proche. Le Norn s'assit à l'instant sur le banc assorti qui l'accompagnait. Une cheminée de pierre circulaire trônait au milieu de la salle. Un peu partout sur les murs était clouées des étagères supportant des bocaux et/ou des manuscrits. Quelques peaux pendaient également le long d'une des cloisons. Enfin, on apercevait au fond une porte donnant sans doute sur une autre pièce et une echelle de bois menant à une mezzanine. Totu cela semblait trés confortable...
"- Tu comptes attendre qu'il pleuve à l'intérieur pour que le seau soit plein, ou tu te décides à aller m'en chercher au puits ???"

Le garçon sortit en grommelant. Il repéra rapidement la citerne à quelques pas de là, y plongea le récipient attaché à une corde, pour l'en retirer rempli d'une eau clair et fraiche. Il en profita pour se désaltérer rapidement et ramena le seau à l'intérieur de la cabane.
"- Ca y est, c'est fait..."
"- remplis le chaudron dans la cheminée, et viens m'aider."

Effectivement, entre temps, un feu avait été allumé, et une marmite propre était acrochée au-dessus.
Serval s'exécuta, puis vint s'assoir à coté du Norn. Celui-ci lui tendit un couteau et une botte de légumes.
"- Coupes-moi ça en rondelles, jètes-les dans l'eau bouillante, rajoutes-y ces herbes, et dans dix minutes environ ces morceaux de lard..."
Le garçon ressentit comme une impression de déja vu. Le matin même, Orin avait usé de cette méthode pour préparer le remède pour la fièvre de Bashall. Il questionna :
"- c'est pour soigner quoi, ça ?"
Le Norn manqua de s'etrangler en entendant la question. Puis, en essayant de garder son sérieux, il répondit :
"- Ca mon petit ami, c'est le remède universel. Le meilleure de tous. Ca s'appelle... de la soupe, et ça soigne ton estomac et le mien !!!"
Devant l'air contrit et déconfit du garçon, Orin ne put s'empêcher d'exploser d'un gros rire à faire trembler les murs. Enfin ,aprés s'être calmé et avoir essuyé ses yeux pleins de larmes, il s'excusa :
"- Ne m'en veux pas, je n'ai pas l'habitude de recevoir du monde. Et encore moins des gens qui ignorent comment on fait la soupe...", il retint un nouveau fou-rire, puis ajouta d'un ton redevenu sérieux :
"- Mais ce n'est pas une critique. Tu as su faire preuve d'ingéniosité et de beaucoup de bon sens jusqu'ici. Tu retiens ce que l'on te dis et tu n'obéïs pas trop mal...", le Norn fit signe qu'il n'avait pas fini de parler, alors que Serval allait lui servir une réponse acerbe, "... et d'ici le rétablissement total de ton ami, car je pense qu'il va s'en soritr, j'aurais le temps de te donner quelques conseils et astuces pour assurer ta survie dans cet environnement hostile et sauvage. Si tu es d'accord, bien sur ?!"

Serval hocha la tête avec conviction, ne sachant pas ce qui le rendait le plus heureux : le fait de savoir que Bashall allait survivre, ou la chance d'être tombé sur Orin qui en plus acceptait de l'aider...

CHAPITRE IV : L'apprentissage (A suivre...)

Dernière modification par sombrevent (30-08-2008 01:57:02)


Il n'y a pas de pression dans la vie...
La pression c'est dans les pneus et dans la bière !!!

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